Psychologue Enfant à Rennes

  • Solitude de l'enfant - Patricia Blain - Psychologue à Rennes
    Solitude de l'enfant

Consulter un psychologue pour enfant

L’enfant naît dans un bain de langage qui le précède (avant sa naissance, l’enfant est le plus souvent imaginé, parlé). Son premier cri aura, en principe, valeur d’appel pour l’Autre, qui va alors y répondre en superposant son interprétation, son désir sans le recouvrir complètement. C’est ainsi, que de ce premier cri, l’enfant entre dans le circuit du besoin, de la demande, du désir et entre dans la langue de l’Autre, dont il portera la marque.

«L’irréductible d’une transmission (…) impliquant la relation à un désir qui ne soit pas anonyme » Jacques Lacan

En séance, mettre des mots sur ce que vit l’enfant

Mais si l’enfant, qui arrive en consultation, manie souvent le langage, il ne peut pas toujours mettre des mots sur ce qu’il vit, son comportement, ses questions. L’enfant n’est généralement pas à l’initiative des rdv avec un psychologue. Il y est amené, accompagné de ses parents, qui ont une demande pour lui. Il y aura bien souvent, la demande des parents et celle de l’enfant qui émergera en cours de suivi.

Souffrance et mal-être chez l’enfant

Des signes de souffrances, de mal être peuvent se manifester très tôt chez le petit enfant, traduits par divers symptômes : troubles alimentaires comme le refus de s’alimenter, troubles du sommeil, phobie, énurésie, colère, agitation, repli sur soi, tristesse (Liste non exhaustive).

Les symptômes peuvent laisser les parents démunis, désemparés devant ce que manifeste leur enfant, quand le discours éducatif ne suffit pas à les endiguer. C’est bien souvent ce qui motive la prise de rendez-vous. La demande peut aussi être fortement initiée par l’école, une garderie face au collectif où se retrouve l’enfant.

C’est bien souvent par le biais des comportements, attitudes, jeux, que l’on repère ce que l’enfant ne peut nommer.

Aussi, la consultation en séance avec un enfant, se fera bien souvent avec le jeu, le dessin.

« l’occupation la plus chère et la plus intense de l’enfant est le jeu (…) il se crée un monde propre, il arrange les choses de son monde suivant un ordre nouveau, à sa convenance. (…) Il prend son jeu très au sérieux ». Freud

Ainsi, il trouve un étayage sur les objets (comme les jeux) pour mettre en scène sa vie psychique et ainsi grandir.

Montrant, ainsi à un autre (en séance, le psychologue) qui veut bien “se prêter à son jeu”, un autre qui regarde, comment il tisse par son jeu les relations imaginaires entre les objets et donne à voir sa propre lecture du monde et ce bien souvent à son insu.